L’après PN : réflexion #5 (ou quand il est grand temps de remonter)
Dans ce billet, je me suis fondée sur mon vécu de femme en couple avec un PN et sur le vécu d’autres femmes qui ont connu une histoire similaire. Cela dit, les personnes perverses narcissiques, tout comme leurs victimes, peuvent aussi bien être des femmes que des hommes. et, comme dans tous les billets, le masculin englobe le féminin, et vice versa.
Le but du pervers narcissique n’est pas de vous rendre heureuse, ce n’est pas de vous voir heureuse. Son but est de vous détruire et, si vous ne vous éloignez pas, si vous ne fuyez pas, il vous anéantira.
Comme tout le monde, vous avez droit au bonheur, vous avez droit au succès. Vous avez le droit de vous sentir bien et vous avez le droit de vous sentir aimée. Posez-vous la question : De quoi avez-vous envie aujourd’hui? Qu’avez-vous envie de faire du reste de votre vie? Le meilleur avec le pervers narcissique, il est derrière, il est passé. C’est ce qu’il faut se mettre dans la tête. Comme un ami m’a dit un jour : L’avenir, il n’est pas dans le rétroviseur. Et il n’est surtout pas avec le pervers narcissique. La phase lune de miel du début, elle ne reviendra pas. Pas pour durer en tout cas. Vous avez déjà trop donné – encore et toujours et sans compter – et vous avez tout essayé. Le pervers narcissique vous tire vers le bas, et il est maintenant temps de remonter. Il n’y a plus d’ascension possible avec lui : vous ne ferez que descendre.
Je suis certaine qu’aujourd’hui, vous avez envie qu’on vous respecte et qu’on vous apprécie pour la personne que vous êtes. Vous avez envie de donner à quelqu’un qui donne en retour (et qui donne plus que des miettes), à quelqu’un qui ne vous marche pas sur les pieds, à quelqu’un qui ne brise pas toujours ses promesses, à quelqu’un qui ne crée pas des dizaines de conflits par semaine en rejetant le blâme sur vous, à quelqu’un qui ne vous rend pas complètement folle avec ses mensonges incessants et ses histoires sans queue ni tête , à quelqu’un à qui vous pouvez faire confiance, à quelqu’un qui ne vous abandonnera pas à la moindre embûche. Vous avez envie de donner à quelqu’un de sincère, de vrai. À quelqu’un avec qui vous riez plus souvent que vous pleurez, qui rend votre cœur plus léger, qui vous regarde avec admiration, qui fait l’amour avec amour et qui, chaque jour, se compte chanceux que vous l’ayez choisi.
Mon PN à moi, il n’a jamais tenu ses promesses, il a créé des centaines de conflits inutiles, il a toujours rejeté la faute sur moi, il a toujours pris la fuite lorsque j’allais moins bien, il m’a rendue folle avec ses mensonges, il ne m’a pas regardée une seule fois après l’amour et il m’a fait pleurer bien plus qu’il m’a fait rire.
Le PN est incapable d’aimer : il ne vous a jamais aimée et il ne vous aimera jamais, quand bien même vous attendriez jusqu’à votre mort. Et le pire dans tout ça, c’est qu’il dira fort probablement que c’est vous qui ne l’avez jamais aimé.
Même si c’est extrêmement douloureux, il faut savoir un jour regarder les choses en face : on a tout donné, on a tout essayé, et rien n’a fonctionné. Il n’y a plus de montée possible avez lui : seule la descente est possible.
Prenez votre vie en main. Il est plus que temps et vous verrez : vous survivrez.
Parce qu’un jour, je vous garantis qu’il y aura un déclic. Un jour où vous ne vous y attendrez pas. Un jour où vous aurez pensé la veille qu’il vous manquait à mourir et que vous ne l’oublieriez jamais.
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