Le PN revient-il toujours?

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Dans ce billet, je me suis fondée sur mon vécu de femme en couple avec un PN et sur le vécu d’autres femmes qui ont connu une histoire similaire. Cela dit, les personnes perverses narcissiques, tout comme leurs victimes, peuvent aussi bien être des femmes que des hommes. et, comme dans tous les billets, le masculin englobe le féminin, et vice versa.

Le pervers narcissique revient-il toujours? Voilà une question qui revient régulièrement… tout comme le PN.

Cette question, elle est effectivement abordée dans une foule d’articles et de vidéos. On me l’a moi-même posée plusieurs fois dans le cadre de mon blogue. Et malgré cette multitude d’articles et de vidéos où la réponse est « Oui mes amis, le PN revient toujours », il arrive souvent qu’oscillant entre espoir et appréhension – ou plutôt entre appréhension et espoir, c’est selon – on se convaincra qu’on est l’exception à la règle, et qu’à la question « Penses-tu ravoir de ses nouvelles un jour? »  posée par intermittence par notre amie Nancy, on répondra avec un aplomb presque crédible : « Bah, non, je ne crois pas. »

Eh bien, après un silence de deux semaines, imputable bien sûr à mon récent déménagement mais aussi à certaines circonstances que je qualifierais davantage d’indésirables que de fortuites, je vous dis aujourd’hui, avec aplomb : « Oui mes amis, le PN revient toujours. »

Parce qu’un jour, le PN, il vous débloque. Vous pensiez être bloquée à tout jamais? Mais non voyons. Il ne se passe absolument rien dans la vie du PN. Parce qu’on le sait, le PN est incapable de construire quoi que ce soit. S’il n’a pas trouvé de proie de choix aussi empathique et compréhensive que vous, il va commencer à s’ennuyer, à s’énerver même, à paniquer, à angoisser. L’emprise qu’il détient sur son entourage commence peut-être à s’effriter. Les gens autour de lui commencent peut-être à le démasquer et à réaliser qu’il a menti à propos de vous en se faisant passer pour la victime parce que, visiblement, vous, vous avez continué votre chemin, vous avez entrepris des projets, vous avez progressé, alors que lui, n’a pas avancé d’un pouce, ne s’est pas pris en main, ne s’est pas responsabilisé et continue de profiter à droite et à gauche, comme il l’a toujours fait.

Si vous avez été un jour la proie principale de votre PN, il ne vous oubliera pas de sitôt. Oh, bien sûr, il a fort certainement trouvé une autre proie, parce que vous le savez tout comme moi, le PN ne supporte pas d’être seul. Mais croyez-moi : cela ne l’empêchera pas de vous contacter, de vous baratiner, de vous proposer un rendez-vous ou d’aborder la possibilité d’une relation purement sexuelle.

En écrivant ce billet aujourd’hui, je dois vous avouer que je suis à la fois troublée et confortée.

Troublée parce que, malgré tout le chemin que j’ai parcouru, malgré tout ce que j’ai appris sur les pervers narcissiques, malgré les billets précédents que j’ai écrits en toute sincérité et vous ai partagés avec grande conviction, une infime partie de moi pensait que, peut-être…

Confortée parce que de relire exactement – mais quand je dis exactement – les mêmes textos que trois mois auparavant, que cinq mois auparavant, qu’un an auparavant, me conforte dans une certitude : le PN ne changera jamais. Il n’y a absolument aucune possibilité de changement, aucune possibilité d’amélioration, aucune possibilité de progression.

Oui, le PN reviendra : il reviendra dans trois mois, dans six mois, dans un an, dans cinq ans. Il reviendra, mais il reviendra par nécessité, parce qu’il ne supportera pas d’être confronté à son vide intérieur. Il ne reviendra pas parce qu’il a changé, il ne reviendra pas parce qu’il a réalisé qu’il n’est rien sans vous, il ne reviendra pas parce qu’il a pris conscience que la vie était bien meilleure avec vous.

Cessez d’espérer, oubliez-le, éloignez-vous et choisissez-vous.

Parce que c’est aujourd’hui, à l’instant même où j’écris ces lignes et où vous les lisez, que nous décidons une fois pour toutes, vous et moi, de tourner les talons et de trouver le bonheur que jamais, jamais, il n’aurait pu nous offrir.

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